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	<title>Rama Yade &#187; Violence</title>
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		<title>Congrés national des associations de supporters de football</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 17:16:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>leila</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunes et discours]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Supporters]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.rama-yade.fr/2010/02/01/congres-national-des-associations-de-supporters-de-football/"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://www.rama-yade.fr/wp-content/uploads/2010/02/MG_0057-300x199.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Discours en tribune" /></a>[ 1 février 2010; 18 h 00 min; ] Messieurs les présidents de la Ligue Professionnelle de Football et de l’Union des Clubs Professionnels de Football, chers Frédéric Thiriez et Jean-Pierre Louvel ;

Mesdames et Messieurs les représentants des instances nationales et internationales du football, Mesdames et Messieurs les représentants des clubs et des associations de supporters y compris handicapés, Mesdames et Messieurs les membres des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="lightbox" title="Discours en tribune" href="http://www.rama-yade.fr/wp-content/uploads/2010/02/MG_0057.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2349" title="Discours en tribune" src="http://www.rama-yade.fr/wp-content/uploads/2010/02/MG_0057-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Messieurs les présidents de la Ligue Professionnelle de Football et de l’Union des Clubs Professionnels de Football, chers Frédéric Thiriez et Jean-Pierre Louvel ;</p>
<p>Mesdames et Messieurs les représentants des instances nationales et internationales du football, Mesdames et Messieurs les représentants des clubs et des associations de supporters y compris handicapés, Mesdames et Messieurs les membres des délégations allemandes, belges et européennes, des associations de lutte contre les discriminations, Mesdames et Messieurs les experts, les magistrats et fonctionnaires du ministère de l’Intérieur et du ministère chargé des Sports, Cher Nicolas Hourcade,</p>
<p>J’ai voulu cette journée comme une main tendue, un espace constructif et respectueux de dialogue entre les associations de supporters, les instances de football, les pouvoirs publics. Ce premier Congrès est un très grand succès – peu l’auraient parié &#8211; au regard de votre présence nombreuse et de votre participation active, et vous l’avez fait. Evidemment, lorsque nous avons eu cette idée un peu folle il y a quelques mois, une minorité seulement croyait en la possibilité de dialoguer. Mais je pense que nous avons eu raison de faire confiance aux associations de supporters, sans a priori, et je voudrai d’ailleurs à ce sujet remercier les chevilles ouvrières de ce premier Congrès, mon directeur de cabinet Hugues Moret, de même qu’Eric Walter et Bertrand Pirel, ainsi que Nicolas Hourcade qui a accepté d’être le commissaire général du comité de pilotage qui travaille depuis plusieurs mois à la préparation de cette journée.</p>
<p>Je viens d’écouter avec une très grande attention les résultats de ce travail, et ma première réaction est de dire que « le jeu en valait la chandelle ». Car c’est bien la même passion qui nous réunit, celle du football. J’ai entendu beaucoup d’espoir, la volonté de s’impliquer, de bien faire, d’être utile et constructif. Et j’ai aussi entendu l’appréhension, la frustration de certains, et quelquefois le découragement. Mais je voudrais dire une chose : rien de tout cela ne justifie les embrasements de violence qui enflamment régulièrement nos stades. Notre passion c’est le sport, et aucune passion ne s’exprime ni ne s’exalte dans la violence. Celle-ci est tout simplement inacceptable. Rien ne peut la justifier ou l’excuser. La passion du jeu, ça n’est jamais la passion de la violence.</p>
<p>Il faut préserver le sport et le protéger de ceux qui le ruinent. C’est la direction politique que nous avons prise dans cette question essentielle de la sécurité et de la sérénité des matches de football.</p>
<p>Dans cette politique, quelle est ma tâche ? C’est de prévenir cette violence en cherchant par tous les moyens possibles à en résorber les causes, en étroite coordination avec mes collègues de l’Intérieur et de la Justice. Cette chose doit être bien claire : j’appuie sans réserve leur action et  je salue l’énergie et le volontarisme avec lesquels ils se sont attelés à cette responsabilité difficile et souvent ingrate. Réprimer n’est pas un but en soi ; en revanche, au point où nous en sommes arrivés c’est la seule solution face à certains comportements.</p>
<p>Je sais que beaucoup d’entre vous, clubs comme supporters, sont venus avec à l’esprit les précédentes tentatives de dialogues restées sans résultat. Parce qu’il n’existe pas seulement la répression, le dialogue est également possible, avec les supporters, avec les amateurs de football. Je sais aussi que tous : ligue, clubs, supporters, vous avez à un moment ou un autre été à l’initiative de tentatives passées, d’instaurer un dialogue de ce type. Je salue cette volonté que vous avez eue en son temps et je tiens vraiment à vous remercier très sincèrement, vous tous qui êtes ici aujourd’hui, de la confiance que vous avez placée en ce congrès en acceptant, une nouvelle fois, de vous remettre autour de la table du dialogue, pour la première fois sous l’égide des pouvoirs publics et avec leur participation active. Il s’agit d’un signe de confiance, et croyez bien qu’elle est réciproque. Et je sais que pour vous tous, représentants des associations de supporters, cette confiance a pris une vraie dimension concrète : vous êtes tous bénévoles et votre présence ici a pu être possible au prix de jours de congés et de frais de déplacement payés de votre poche. Je sais la signification de cet effort important. J’y vois votre ou notre volonté commune de défendre ce sport qui nous passionne et devrait nous rassembler: le football.</p>
<p>Ce sport il faut le défendre contre ses démons, car ils font des morts et des blessés. C’est inacceptable. Je tiens à rendre un vibrant hommage à  ces hommes ou à ces femmes, membres des forces de l’ordre, joueurs, supporters, cadres, arbitres, qui ont été frappés dans leur chair ou dans leur cœur, victimes de la délinquance ou de la discrimination. Nous ne les oublions pas, car ils ont payé au prix fort, et parfois de leur vie, leur passion du sport et du football. Par respect pour eux, nous avons l’obligation d’avancer et de réussir. Je vous demande de vous souvenir d’eux pour savoir, pour ceux qui en ont, passer outre vos réserves. Je vous demande de la fraternité dans le processus que nous avons lancé, et je sais que votre seule présence prouve que vous y êtes prêts. Alors faisons le pas, il est largement temps.</p>
<p>Nous sommes tous des passionnés de football, comme je l’ai dit. Cela signifie que nous voulons la victoire de nos clubs. Ou, à défaut de victoire, le souvenir de ces matchs de légende dont la mémoire traverse les générations. Alors soyons lucides : la recrudescence grave des violences dans le football n’a qu’un seul résultat : des défaites et un spectacle sportif défiguré. Des défaites en cascade même ! Il y a moins de spectateurs à nos matches aujourd’hui, nos clubs sont doublement voire triplement pénalisés économiquement par le coût des violences, nos résultats en pâtissent, toute la compétitivité du football français en paye le prix. Et il peut être lourd. Très lourd.  Et il est lourd pour l’Etat, en termes de mobilisation et de ressources. N’attendons pas un nouvel Hillsborough  et ses 96 morts pour agir. Moi-même, j’ai du expérimenter la mort d’un supporter loin de nos frontières, et je peux vous dire que devant les parents, c’est tout sauf facile. Je ne veux plus jamais revivre ça, et en particulier en France.</p>
<p>Cet immense gâchis, nous pouvons l’arrêter tous ensemble. Une fois de plus, votre présence ici prouve notre volonté commune. C’est tout l’esprit du processus lancé depuis le mois d’octobre. Alors aujourd’hui nous franchissons une étape majeure. Ce que nous faisons, c’est la rédaction en commun de ce qu’on pourrait appeler le 1<sup>er</sup> livre vert du supporterisme dans le football français. Autrement dit, la rédaction d’un état des lieux objectif de la situation, dans ses aspects positifs comme négatifs, pour élaborer des propositions concertées  permettant de remédier aux aspects négatifs. Pas simple ! Mais si c’était simple, nous ne serions pas là aujourd’hui.</p>
<p>Nous ne sommes pas réunis pour annoncer aujourd’hui des résultats, ni des décisions définitives. La prévention ne se fait pas du jour au lendemain,  cela passe par le dialogue, la confiance, un travail de longue haleine, un travail difficile. Nous sommes donc au début du processus. Ce premier Congrès est un point de départ, il représente un travail de plusieurs mois, pour aboutir aux propositions tant attendues et que nous construirons ensemble. Ce ne seront pas les pouvoirs publics, ni les guides ni les instances qui vous dicteront quoi faire. Nous voudrions que les associations de supporters y soient associées, et ce pour une seule raison : pour que cela fonctionne.  Le début du processus signifie aussi qu’il faut conserver l’élan. Je suis aussi venue vous dire à quel point j’attache de l’importance à ce processus, faire avec vous le point sur le travail réalisé depuis plusieurs mois et tracer les grandes orientations du travail qui reste à faire. Ce travail n’est pas isolé : il s’inscrit dans une analyse plus générale de tout ce qui conduit à la violence dans le sport, et de tout ce qui permet d’y remédier. Je pense là à toutes ces initiatives de terrain développées par  les associations ou par les clubs. Elles sont aussi nombreuses que méconnues et je n’accepte pas l’idée d’un monde où l’on parle tout le temps des dérives extrêmes de quelques uns en oubliant systématiquement les efforts constructifs d’une très grande majorité.</p>
<p>Dès ma nomination au secrétariat d’Etat, j’ai confié à l’inspection générale de la jeunesse et des sports la mission d’un recensement systématique de ce qui fonctionne, des initiatives à recommander, des moyens à mettre en œuvre afin de mieux les valoriser et mieux les appuyer, pour obtenir des  résultats plus larges.</p>
<p>Ce travail vient d’être terminé et vous en avez eu un aperçu tout à l’heure. Il ne concerne pas que le football et les supporters, je viens de recevoir le rapport de ces préconisations qui seront rendus publics dans les semaines à venir : elles m’ont d’emblée semblé concrètes, originales, et très prometteuses. C’est un motif supplémentaire pour aller de l’avant. Qu’il s’agisse de notre réunion ou de la qualité de ce rapport, nous avons en main de sérieux et solides outils pour construire.</p>
<p>Car la tentative que nous menons est bien celle d’un dialogue global, pour poser sur la table tous les sujets et toutes les questions en s’appuyant sur une méthode simple : privilégier le travail de fond, même si c’est à contre-temps de l’emballement de l’actualité. Il faut pouvoir s’arrêter quelquefois pour observer, étudier, comprendre, dialoguer. C’est le choix que j’ai fait.</p>
<p>Le corollaire de ce choix c’est le rejet absolu de toute forme d’amalgame et de simplification. Il y a de multiples formes de « supporterisme ». Le monde n’est pas binaire. Je dis, moi, qu’il y a des « ultras » qui rejettent la violence comme il y a, aux côtés des « ultras », d’autres supporters qui ne se reconnaissent pas en eux ; et comme il y a, aux côtés des ultras et des autres supporters, un public qui aspire tout simplement à vibrer en paix au rythme du jeu. Bref à aller au stade, souvent en famille, sans  redouter les violences.</p>
<p>Je dis aussi que c’est le droit le plus strict de tout président de club de décider avec son conseil d’administration de la place qu’il accorde, ou non, aux représentants de son public comme à ses supporters, et ce droit personne ne vient le lui contester ; il y a des policiers et des gendarmes qui font un travail extraordinaire et on oublie souvent d’en parler ; il y a des responsables de sécurité comme des stadiers qui mériteraient d’être décorés pour leur implication généreuse et totale.</p>
<p>Alors, oui, je sais qu’il y a les autres, ceux qui ne s’interdisent pas la violence au nom d’une pseudo nécessité qu’ils s’inventent eux-mêmes, d’une pseudo « loi du talion » qui les autoriserait à s’affranchir des règles et de la loi. Ceux-là s’excluent d’eux-mêmes du supporterisme !</p>
<p>Ce processus que nous avons lancé s’appuie sur 5 principes intangibles.</p>
<p>Le premier principe est le respect absolu des droits et des devoirs de chacun. Cela peut avoir l’air simple dit comme ça. Ça ne l’est pas. Les supporters ne sont pas des sous-citoyens, ils sont comme nous tous avec les mêmes droits et les mêmes obligations que leur confère la loi Je ne plaisante pas avec ces droits, je demande aux présidents des clubs de les respecter, sur tout le territoire, pour tous les supporters. Je n’accepte pas l’idée qu’un citoyen n’accède pas aux mêmes droits selon qu’il est spectateur ou supporter de tel ou tel club.</p>
<p>Le second principe est celui de la liberté et de la responsabilité. Dans la sphère privée, chacun est libre de ses actes et sa responsabilité est d’agir dans les limites de la Loi. Lorsque ces limites sont respectées, rien ne justifie d’intervenir pour contraindre d’une quelque façon que ce soit les actes et décisions privées. Ce principe vaut pour les clubs qui sont tous, je le rappelle, des structures privées. Je ne m’immiscerai pas dans leur gestion. Que ce soit bien clair.</p>
<p>Mais le troisième principe est celui du respect absolu de la loi. Il est le socle des deux précédents. Il est non négociable. La Loi s’impose à tous, c’est la colonne vertébrale de la République et les stades sont des espaces républicains. Je redis donc mon total soutien à la répression la plus ferme contre toutes les formes de délinquance et de discrimination, notamment l’homophobie, et je l’illustre concrètement en vous disant que tout groupe qui participe ou provoque des violences verbales ou physiques pendant le processus de dialogue s’en trouverait immédiatement exclu. Il faut savoir choisir de quel côté de la Loi on se trouve. Vous êtes aujourd’hui face à ce choix. J’en appelle au sens des responsabilités.</p>
<p>Le quatrième principe est celui de la justice. Celle-ci doit être ferme, c’est vrai, mais la peine doit être proportionnelle à la faute. Je sais que certains ont un sentiment d’incompréhension face à des peines telles que les interdictions administratives de stade, pour les uns, les pénalités financières, pour les autres. Ces peines, si elles sont nécessaires, elles doivent être justes et proportionnées. Il est nécessaire aussi qu’elles soient argumentées de la manière la plus détaillée possible pour qu’elles puissent être comprises. La justice oui, mais une justice comprise par les supporters.</p>
<p>Le dernier principe enfin c’est tout simplement le respect de l’autre. Toutes les discriminations, qu’elles soient racistes ou homophobes par exemple, sont des dénis de valeurs. J’ai volontairement choisi de donner aujourd’hui la parole à la LICRA et à l’association Paris Foot Gay pour qu’elles exposent leurs combats parce qu’il y a encore de nombreux tabous à lever. Ces exclusions sont source de souffrance, de détresse, de désespoirs. Ce n’est pas ma vision de la fraternité. Ce n’est pas ma vision du sport ni de la République.</p>
<p>Voilà presque un siècle que sont nés les supporters. C’était à l’époque de petits groupes de personnes qui s’organisaient pour apporter une aide sociale et économique aux clubs et aux joueurs. Ils défendaient le jeu. Aujourd’hui le football a grandi. Ses responsabilités économiques et sociales ont pris une dimension mondiale considérable, mais le désir de participer est toujours aussi vivace dans nos cœurs qu’il l’était dans celui de nos aînés. Le chantier que je vous propose donc désormais c’est de reconstruire peu à peu le pacte qui unit le jeu à son public et parmi ce dernier, les plus impliqués que sont les supporters.</p>
<p>Voilà la feuille de route des mois à venir et qui devra guider les groupes de travail qui vont être constitués pour approfondir les résultats de cette journée : trouver les voies qui permettent à ce désir de participation de s’exprimer et celles qui permettent de rejeter cette minorité qui plonge le jeu dans le chaos de la violence.</p>
<p>Il a fallu un énorme travail pour arriver à cette journée, il en faudra encore beaucoup pour continuer à travailler avec les groupes constitués, et je tiens à en remercier très chaleureusement tous les participants à commencer par vous, cher Nicolas Hourcade, qui avez mis tout votre savoir, toute votre énergie, toutes vos convictions au service de ce projet un peu fou que je vous avais présenté il y a quelques mois et vous avez eu la gentillesse d’accepter d’y participer. Il va vous falloir encore un énorme travail d’ici à la fin de la saison, mais j’ai cru comprendre que ce n’était pas inutile de prouver à vos étudiants que la sociologie peut être utile. La sociologie, comme la politique c’est de la pensée traduite en action. Je suis donc bien contente d’y contribuer en vous donnant encore ce surcroît de travail</p>
<p>Les exemples internationaux que nous avons entendus sont utiles. On voit que les européens ont pris beaucoup d’avance sur nous. Cela ne signifie pas qu’il faut les reproduire à l’identique, mais ça montre bien que l’expérimentation n’est pas toujours vouée à l’échec et que si chacun s’y engage avec détermination et confiance, nous pouvons y arriver et garantir la sécurité des clubs et la liberté des supporters. Ils montrent aussi toute l’utilité des représentations organisées de supporters pour parvenir à poursuivre durablement dialogue et compréhension mutuelle, sans oublier le respect. J’appelle de mes vœux de telles représentations en France. Pas forcément une seule, mais suffisamment structurées pour que leur parole soit représentative, et leurs engagements respectés par les pouvoirs publics.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui face à un défi pour donner au mot « supporter » ses lettres de noblesse, respectables, et effacer la honte dont certains voudraient l’entacher. Le mot « supporter » est un beau mot, l’action du supporter est une belle action. C’est un défi immense que ce travail : ni moi seule ni le Ministère seul – aussi petit soit-il – ni les clubs seuls, ni les fédérations seules, ni les supporters seuls n’y arriveront. Nous gagnerons ensemble ce défi, ou pas : cela ne dépend que de nous, et je vous remercie.</p>
<p><em>Discours de Madame Rama YADE, Secrétaire d’Etat chargée des Sports<br />
Jeudi 28 janvier 2010 au Stade de France</em></p>
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