Discours de Rama Yade au 111ème Congrès du Parti radical

Chers Amis, 

Il y a des minutes qui dépassent la petitesse de chacune de nos conditions. Celles où hier vous avez voté furent interminables, historiques, exceptionnelles. De ces minutes qui bouleversent le paysage politique et sans doute le destin du pays. Pourquoi voulez-vous que nous cachions l’émotion qui nous a tous étreints ? Hier, nous avons voté notre indépendance. Hier, nous avons rappelé que le plus vieux parti de France était un arbre vivant, une famille en mouvement, une dynamique toujours présente.

Honnêtement, je ne pensais pas, il y a six mois, en adhérant au parti radical, que je serais embarquée dans cette affaire-là. Franchement, ce n’est pas rien ce qu’on a fait là. 

Votre vote clair, sans ambigüité, en faveur de l’indépendance, a fait mentir tous ceux qui doutaient. Il y avait de la force dans cette expression du peuple radical (…).

Ce qui s’est exprimée là, c’est l’envie, l’enthousiasme, la détermination d’hommes et de femmes qui savent ce qu’ils pèsent au regard de l’histoire et qui pressentent ce que demain ils pourraient encore peser.

Cela fait 6 mois que je vous ai rejoints. J’ai appris à vous connaître et à vous aimer, dans cette singularité radicale qui fait la marque des hommes de conviction. J’ai beaucoup lu, beaucoup écouté, beaucoup échangé avec vous à travers le pays. 

A Marseille, chère Arlette, j’ai vu la France unie dans sa diversité, toute animée de sa passion de ne pas être parisienne et où ses enfants se reconnaissent comme Français mutuels.

A Monterault, cher Yves, Napoléon a laissé sa statue équestre sur le pont de la ville à l’image de ceux, qui comme toi savent trancher quand les circonstances l’imposent. 

A Nancy, cher André, où de la place Stanislas j’ai mesuré le tempérament de bâtisseur du maître des lieux

A Cluny, cher Jean, de ce côté de la Saône et Loire où les cultures, les prés et les vignes ne prospèrent que par le rude travail des générations de cultivateurs qui ont au fond d’eux-mêmes le sentiment qu’ils sont la France, loin de la frime et des bonus, j’ai vu, comme disait quelqu’un, qu’on n’enviait pas les cités arrogantes, on les plaint.

 A Roubaix, chez ces gens du Nord, à qui rien n’a été épargné notamment le socialisme.

A Paris, cher Patrice, A Villeurbanne, A Chambery. 

Partout, le radicalisme est vivant. Partout, il veut se lever et encore marcher.

Cher Hervé Morin, cher Jean-Marie Bockel, cher Hervé de Charrette, nous ne mettons pas les pieds n’importe où. Un parti qui a donné 31 chefs de gouvernement au pays représente indiscutablement quelque chose. 

Il faut y aller, à la Place de Valois : ce n’est pas une secrétaire qui vous accueille. De vieux barbus vous toisent. En guettant votre regard incrédule, on vous dit qu’ils ont fait et défait les Républiques. Ils portent des noms de métros parisiens, d’écoles républicaines, d’avenues prestigieuses. Ils ont fait la France. Voici Gambetta qui a proclamé la République après la défaite de l’Empire. Là, voici les défenseurs du capitaine Dreyfus. Plus loin, voici les résistants : Jean Moulin. Et René Cassin qui a rédigé la Déclaration universelle des droits de l’homme. Edgar Faure, Félix Gaillard, Pierre Mendès France, Jacques Chaban Delmas.

Chers amis, pourquoi suis-je amenée à associer, à cette heure émouvante pour moi, les noms de ces hommes ? C’est sans doute parce que leur exemple signifiait le dévouement au bien public et le sens de l’État. 

Le sens de l’Etat, c’est Jacques Chaban Delmas qui en parle le mieux. Un homme qui fut à la fois gaulliste et radical. Alors que les gaullistes remettaient en cause son gaullisme, lui Chaban, qui fut le plus jeune général de la France libre, racontait comment De Gaulle, un jour de juin 1946 à la Boisserie, l’encouragea nettement à ses débuts à rejoindre les radicaux.  De la bouche du Général, deux phrases ont suffi: « Entrez dans la vie politique, Chaban; vous y ferez la guerre aux politiciens. Allez au parti radical, Chaban; c’est encore là que vous trouverez les derniers vestiges du sens de l’Etat. » Voilà. Tout était dit. Ou presque. »

C’est à cet homme-là auquel je rendais un hommage particulier le 14 janvier 2007 lors de l’investiture du futur Président de la République à la Porte de Versailles. La boucle est bouclée. Chaban n’était pas seulement gaulliste, il était donc aussi radical.

C’est la suite de cette histoire que nous écrivons aujourd’hui, ensemble. 

Alors, j’entends les esprits chagrins dire que tous nos élus n’ont pas encore suivi l’ample mouvement d’adhésion d’hier. Je connais les scrupules –respectables- de ceux qui attendent. Bon, comme dirait Laurent, on ne fait d’omelettes sans casser des œufs. Mais faut-il rester sur le rivage quand le parti auquel vous avez adhéré il y a 10, 20, parfois 30 ans opère un tournant historique ? Quel sens prend leur maintien sur l’autre rive quand les valeurs auxquelles ils croient sont ici même ? Alors, nous serons patients. Laissons-les, comme le dit Hervé, goûter l’eau avant de se plonger dans la mer.

J’entends aussi les esprits chagrins dénoncer notre appartenance passée au Gouvernement, à nous autres, Jean-Louis, Yves, Jean-Marie, Hervé. Que ceux-là sachent que nous ne renions rien de notre passage au gouvernement. Nous y avons incarné, vaille que vaille, la seconde jambe de la majorité. Nous l’avons tenu en équilibre, à bout de bras jusqu’à ne plus pouvoir tenir sous le poids puissant du tournant droitier.

Tu as, cher Yves, comme personne compris l’outre mer, en pleine crise sociale, faisant le choix de l’humain plutôt que des lobbys économiques. 

Tu as, cher Jean-Louis, provoqué une révolution urbaine avec la politique de la ville et une mutation écologique jusque là inconnue à droite, malgré le poids des intérêts économiques coalisés.

Votre modeste serviteur a dénoncé, au nom des droits de l’homme si chers aux radicaux, un dictateur et dénoncé le comportement d’une équipe de football qui, jusqu’à aujourd’hui nous en fait encore voir de toutes les couleurs.

Oui, au Gouvernement, nous avons été la seconde jambe de la majorité dans nos domaines respectifs. C’est pour cela que nous ne renions rien. Mais nous n’étions pas assez nombreux pour remporter ces batailles humanistes de l’intérieur. De l’extérieur, nous allons donc poursuivre le combat. Mais cette fois nous ne serons plus seuls puisque vous êtes là, chers amis du Parti radical. Et, ici, c’est différent : une vielle dame de 111 ans, on ne la bouscule pas. On la respecte et on écoute ce qu’elle a à dire.

C’est ainsi que nous sauverons la majorité malgré elle. C’est ainsi que nous sauverons la majorité d’elle-même. Ce n’est pas nous qui avons changé, c’est la majorité qui a évolué. Le contrat, ce n’est pas nous qui l’avons rompu. Je sais ce pour quoi j’avais signé en 2007. 

Ne pas ajouter aux épreuves du pays celles de la division des Français : telle est notre vision.

J’entends aussi les esprits chagrins railler la Confédération des centres. Nous méprisons ces outrages. D’abord, parce que, mes amis, nous ne sommes pas centristes. Ou pas seulement. Nous sommes quelque chose qui dépasse le centrisme. Et quelle idée de croire que le radicalisme est soluble dans le centrisme, n’est ce pas André !  Tout comme il ne l’était pas en 2002 dans l’UEM. Ensuite, mes amis, contrairement à ce que croient les esprits chagrins, le centrisme n’a pas vocation à être mou. Nous cliverons si nécessaire. Les amis, le centrisme n’a pas non plus vocation à être SDF, à être partout et nulle part, et à négocier indifféremment avec la gauche et avec la droite. Et dire ceux qui le font ont l’outrecuidance de nous parler de convictions ! Les amis, je ne pense pas non plus qu’il s’agisse de reconstituer l’UDF : notre Alliance n’est pas une nostalgie mais un mouvement. Inventons ensemble quelque chose de neuf qui corresponde à notre époque. Des idées libérales, de l’Europe, de la décentralisation d’où a émergé l’UDF, rénovons avec la proximité, l’économie, une vision de long terme. C’est de changement et d’un cap nouveau, dont le pays a besoin ! 

J’entends aussi les esprits chagrins se perdre dans la bouillabaisse politicienne, invoquant le risque d’un 21 avril à l’envers. Mais, les amis, c’est le peuple français qui tranchera ! Quel est donc cet esprit de fatalité qui voudrait qu’on taise ses convictions au motif d’hypothétiques calculs politiciens ? Quelle est donc cette attitude chafouine qui voudrait que l’extrême droite soit nécessairement au second tour ? La France, Mesdames et Messieurs, ne se lit pas à travers des courbes et des chiffres, elle se lit du fond de ses beaux yeux. Et, mes amis, c’est de la réduction de l’offre politique que prospère l’extrême droite !

J’entends enfin les esprits chagrins dire que nous n’irons pas au bout. Nous serions radicaux. Donc « ve-llé-itai-res ». Ils disaient aussi cela avant-hier mais nous autres, unanimes et enthousiastes, nous avons prouvé le contraire en votant l’indépendance.

Alors, oui, je concède que nous partons en challengers. Ça me va, les amis. En sport, j’ai appris que ce n’était pas la position la plus inconfortable. Alors, oui, nous n’avons ni argent ni réseaux. Mais nous avons les Français, ils sont et seront notre richesse. Nous avons la générosité de nos idées, l’enthousiasme de nos hommes, la joie de ceux qui savent que leur combat est juste. Avec la France pour idéal, la République pour espérance, et le sens de la justice en bandoulière.

J’en viens maintenant à l’illustre fils de Valenciennes. Car, à la barre du navire, il faut désormais un chef. 

Jean-Louis Borloo nous a dit qu’il avait besoin de réfléchir. Mais réfléchir à quoi ? Bon, c’est vrai que la vie n’est pas une course, mais une longue marche. Il ne suffit pas d’arriver le premier, il faut arriver à temps.

Et comme disait Hoche, la réflexion prépare, la foudre exécute. J’espère, Jean-Louis, que tu sauras tirer de ton esprit et de ton cœur « l’acte de caractère sans lequel tout ne vaut rien et qui s’appelle la décision ». C’est « l’éminente dignité du chef, mais la lourde chaine du serviteur ».

A l’homme que nous avons manifestement déjà choisi, il lui faut maintenant un projet national, fondé sur une grande ambition. Parce que la France, à la faveur des émotions et des inquiétudes ambiantes, est en question (…). 

Education, ascenseur social, cohésion nationale, compétitivité, emploi : il te faudra répondre, Jean-Louis, de la France et de la République.

Nous, nous sommes prêts à accomplir notre devoir jusqu’à la victoire. Avec nos compagnons du Nouveau Centre, cher Hervé, de la Gauche moderne, cher Jean-Marie, de la Convention démocrate, cher Hervé.

Et avec tous les autres :

Aux gaullistes, je voudrais dire que le parti gaulliste n’a d’autre Adn que la République et ses valeurs, comme nous

Aux chrétiens démocrates, je voudrais dire que nous aussi sommes attachés à la dignité de la personne humaine,

Aux républicains sociaux, je voudrais dire que la République n’est républicaine que lorsqu’elle est sociale,

Aux partisans d’un sarkozysme en mouvement, dont je suis, je voudrais dire que l’Alliance que nous formons en est l’héritière

Aux ouvriers que la gauche inconsciente veut aujourd’hui abandonner car ils ne rapporteraient pas assez électoralement, je voudrais dire que le candidat putatif ci-devant, Borloo, n’est pas seulement celui des écolos, mais qu’il en a vu des prolos

Aux déçus du Modem, nous disons de venir car nous, nous savons où nous habitons

Aux électeurs du FN, enfin, attirés par la posture laïque et factice de l’extrême droite, je dis que c’est le parti radical qui a inventé la laïcité. Alors, préférez l’original à la copie.

A ses présidents d’honneur, François (Loos), Thierry (Cornillet), Didier (Bariani), André (Rossinot), nous avons besoin de votre protection. C’est la première fois, disais tu, André, que le parti radical présenterait depuis 1962 un candidat à l’élection présidentielle. On veut voir cela de notre vivant.

Et à vous Momo, Hervé, Jean-Christophe, Jean-Marie, nous vous le confions. Avant qu’à votre tour, vous ne le confiez au pays.

A toi, Jean-Louis, enfin, on dit qu’en amour, le meilleur moment, c’est quand on monte l’escalier. Je voudrais te dire qu’en politique aussi ! 

Paris, le 15 mai 2011

 

Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

9 réponses à Discours de Rama Yade au 111ème Congrès du Parti radical

  1. regis dit :

    « ..Aux déçus du Modem, nous disons de venir car nous, nous savons où nous habitons.. »
    chère rama, mais y a t’il réellment des déçus du Modem?.. ou des déçus de Sarkozy?
    F Bayrou etait trés proche de faire basculer la France en 2007.. les élus qui le soutenaient n’avait qu’une angoisse après l’échec du premier tour. comme ilsl’auraont en 2012 car une chose compte pour eux, ne pas perdre leur siège qu’ils ont sauvé en vendant leur âme a srakozy en 2007.. comme le dis Jacques Attali dans sa tribune de l’Express cette semaine: « ..Alors qu’il(l’homme) ait l’audace de se projeter hors des routines, de penser le monde hors de tout calendrier, et de s’en tenir, avec entêtement, à ses rêves.. » OUI F Bayrou s’en tient a ses rêves c’est pourquoi lui il n’a pas changé d’habitation celle du CENTRE.. c’est pourquoi des millions de français sont en attente de 2012 comme en 2007 et les élus voyant le vent tourné, suivront l’heure venue le cap Démocrate tracé par Barack Obama. Le monde entre dasn la « Post-modernité » avec les démocrates de la 3ème voie celle qui se palce entre l’égalitarisme du socialisme du siècle dernier et le néo libéralisme qui sen est déduit avce le capitalsime financier du proofit financier qui affame le mpnde au détriment du Creative Capitalsim , le seul qui peut sauver la planète
    régis MoDem78

  2. Bob dit :

    Le discours est bien mais vous dansez trop d’un pied sur l’autre.

    • regis dit :

      quand on traverse.. on apprend aux enfants à regarder à droite ET a gauche… que veut dire danser TROP d’un pied sur l’autre sinon se servir de ses deux jambes? vous pensez « il ne sait pas ou aller a droite Ou a gauche.. MAIS c’est ce qu’on doit s’interdire quand on prétend diriger un pays et servir les citoyens on doit « répondre aux uns ET aux autres et non dresser les UNS CONTRE les autres d’Acoord c’est une autre politique et le MODEM l’assume à 100% c’est la troisième voie à laquelle Barack Obama se donne pour faire rayonner la démocratie dasn le Monde et le « printemps arabe » n’est pas un hasard il en est le « bon » résultat même si malheureusement il passe par trop de sang..
      on entre définitivement dans la Post Modernité…et la vielle Europe a du mal car elle veut garder ses prérogatives de pouvoir par l’argent Roi ou socialiste égalitarsite dépassée, une politique a droite ou à gauche dépassée vouée à l’échec..
      merci Rama de me permettre cette expression sur ton site je suis sûr que l’avenir nous réunira, tu es la « Politique du coeur » toi aussi..; tu avécu a gauche ET a droite et tu sais!
      Régis MODEM

  3. Bob dit :

    Ah non, mais moi je veux juste dire que j’ai regardé la vidéo et je trouve que Rama a trop la bougeotte derrière son pupitre. C’était au sens propre ma remarque. C’est pas facile de parler ainsi en public.

  4. CLARA dit :

    Chère Rama,

    Nous sommes en effet nombreux à attendre une réelle indépendance des radicaux vis-à-vis de l’UMP. On ne peut pas dire que nous ayions souvent le choix de l’élu… Dans ma ville de Rueil, nous attendons, de plus en plus impatients,une alternance crédible, étouffés que nous sommes sous le bétonnage de notre ville, les emprunts toxiques et des impôts locaux en hausse vertigineuse. Vous qui venez des Hauts-de-Seine, soyez notre porte-parole ?

    Nous en serions heureux et soulagés,

    Bien à vous

  5. GEORGET dit :

    Je viens d’apprendre la démission de Rama Yade de sa fonction d’ambassadrice à l’Unesco. Du coup je jette un oeil sur son site. Je suis consterné par la page d’accueil avec la citation de Gaulle. La liste des crimes contre l’humanité commis parla France est incommensurable et particuliers en Afrique et notamment sous le règne de De Gaulle (au Cameroun par exemple). Comment une femme aussi brillante et intelligente peut se compromettre avec certains de ses coreligionnaires de l’UMP à la pensée réactionnaire et raciste?? Beaucoup s’interrogent. Et les prises de position parfois audacieuses de Rama Yade ne peuvent faire oublier sa complaisance avec ses personnages aux conceptions rétrogrades. On enrage de voir autant de talents gaspillés au service d’un projet politique exécrable auquel elle semble pas vraiment adhérer. Rama Yade paiera un jour cher sa compromission…

  6. Abi Akle dit :

    Je ne sais pas si mon message sera lu par Madame Yade, toujours est-il que j’ai du mal a saisir cet amour soudain de l’equipe Borloo. Il y a pas longtemps vous defendiez bec et ongle NS et sa politique.

    Si rebondir en politique c’est cracher dans la soupe, je pense que les grands politiciens n’ont jamais change de camp, mais plutot se sont batus pour imposer leur vision.

  7. Fontenaysien dit :

    Nous ferez-vous prochainement l’honneur de votre visite à Fontenay-sous-Bois ? Cette ville pourrait être un challenge très intéressant pour vous. Nous avons besoin de quelqu’un de dynamique à la tête de notre ville.

  8. Gorisssen Guido dit :

    Un discours formidable qui retrace l’histoire politique récente de la France.

    Il dénote d’une énorme culture politique et historique acquise en si peu de temps au sein de l’arène politique comme par exemple la citation du Général de Gaule relative au désir de Chaban Delmas d’entrer en politique en juin 1946.

    On trouvera toujours des personnes pour critiquer certains contenus de ce discours et à travers ses déclarations certains comportements de l’orateur. On lui reproche certains louvoiements dans son itinéraire ou son ascension politique. Houphouet Boigny aimait répéter que seuls les imbéciles ne changent pas.

    Rama Yade constituera un appui important pour l’éventuelle campagne présidentielle de Berloo si il est candidat.

    Gorissen Guido
    Français à la retraite
    résident à Kati au Mali
    agoutti@yahoo.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>