Je lance le premier Plan en faveur des bénévoles dans le sport
Sans bénévoles, il n’y a pas de sport. Je le mesure à chacun de mes déplacements, que ce soit dans les quartiers urbains (Clichy-sous-Bois, Montereau), les zones rurales (Montillot), les villes moyennes (Saint-Quentin, Montauban) ou les grandes villes (Nice).
Pour ceux qui ne le sauraient pas, le sport est le plus grand mouvement associatif de France, avec 265 000 associations et 3,5 millions de bénévoles engagés dans l’encadrement, l’éducation, le transport, l’organisation des compétitions et même l’entraînement de champions. Mais ils ne sont pas assez aidés. Non seulement on leur demande des compétences de plus en plus pointues, mais en outre, ils sont soumis à une responsabilité juridique croissante, notamment sur la prise en charge des enfants. Par ailleurs, les jeunes, qui sont 25% à faire du bénévolat, accèdent peu aux responsabilités associatives, à un moment où on a un problème de renouvellement des élites dirigeantes. Enfin, les bénévoles, qui ne demandent ni charité ni privilèges, attendent une vraie reconnaissance sociale et une meilleure valorisation de leur travail.
Cette « crise du bénévolat » s’accroît chaque année, mais aucune politique publique n’a jamais été mise en œuvre pour répondre à ces inquiétudes et offrir un soutien aux bénévoles du sport.
Parce qu’il faut aider les bénévoles avant qu’ils ne se découragent et parce que le sport et son tissu associatif jouent, en période de crise, un rôle majeur en matière de cohésion sociale et territoriale, le plan que je viens de lancer comporte 4 volets :
- la formation : Les actions de formation et d’accompagnement (pédagogiques, juridiques, budgétaires, etc.) des bénévoles seront massivement soutenus grâce à la création d’une enveloppe spécifique de 10 M€. Je vais également promouvoir la diffusion d’un « kit du bénévole » contenant toutes les informations relatives à la vie associative (les droits des bénévoles, conseils, bonnes pratiques, etc) et aux dispositifs dont ils peuvent bénéficier (ex : réduction d’impôt pour des frais engagés dans le cadre de l’association ; existence d’assurances simples couvrant les risques encourus dans la gestion d’une association).
- l’accès aux responsabilités pour 1000 jeunes responsables associatifs : Un programme spécifique de formation de jeunes dirigeants bénévoles sera créé. 1,5 M€ de crédits seront fléchés pour détecter, former et aider de jeunes bénévoles à accéder à des responsabilités associatives. Des « bourses » seront allouées aux structures (associations, comités, ligues) mettant en place les meilleurs programmes de formation pour les jeunes bénévoles.
- la reconnaissance de l’engagement bénévole dans le parcours de vie : Parce qu’une expérience bénévole peut être aussi formatrice qu’une expérience en entreprise, il faut pouvoir identifier les compétences acquises et les attester officiellement. Il existe un « Carnet de vie du bénévole », créé par le CNOSF, dans lequel le bénévole sportif peut inscrire les compétences qu’il a acquises, mais il a été jusqu’ici très peu utilisé. Je vais faire diffuser ce Carnet dans les 10 000 associations sportives subventionnées chaque année par le ministère dans les quartiers et zones rurales difficiles. Surtout, je souhaite faire de ce « Carnet de vie du bénévole » un outil reconnu en le faisant agréer par le ministère de l’Education nationale et l’AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes) et en le faisant reconnaître par Pôle emploi.
- le développement du bénévolat dans les petites fédérations sportives : Les petites et moyennes fédérations sportives représentent la grande majorité des fédérations, mais elles n’ont pas d’organisation ou de moyens dédiés pour s’occuper de leur vie associative et bénévole. L’Etat doit les aider en cofinançant avec elles des postes de cadres, qui auront pour mission spécifique de développer la vie associative et le nombre de bénévoles dans ces fédérations. Pour financer ces emplois de développement de la vie associative, 5 M€ seront mobilisés sur une période de trois années (soit plus de 1,5 M€ par an).









[...] Bravo Rama,vous êtes la meilleure,avec vous,les choses bougent…!
-A propos de bénévolat,voici ce qu’avait dit Jean-Michel Larqué dans le magazine l’ »Equipe »(Jeudi 28/10/2010) sur ce sujet,et il en connaît un rayon: »Le statut des bénévoles n’a pas avancé d’un iota
alors que la socièté a considérablement évolué.Les responsabilités de ceux qui aujourd’hui encadrent des jeunes sont écrasantes et leur seul avantage est de pouvoir déduire leurs frais de leurs impôts.Il faut repenser tout ça pour doter ceux qui sont les rouages essentiels du fonctionnement de notre sport d’un statut protecteur,les doter d’un véritable statut ».
bénévol,
j’ai voulu faire attester mes compétences par (VAE)
la validation d’acquis c’est la reconnaissance des années de terrain (hèlas non) après trois présentation de validation,et une demande de BPJEPS AA à nantes pays-de-la-loire ,suite à une injonction 10/08/1998.la validation des acquis c’est un parcours de nageur de combat(seul)mais
la réussite à été les enfants,dans mon parcours de pédagogie.mon rêve de bénévol ne c’est pas réalisé.
d’être apprécié j’ai renoncé ,
merci pour les bénévoles.
Tous les bénévoles dont les ressources sont inférieures au smic (petits retraités, RSA, handicapés, mères au foyer, chômeurs, travailleurs précaires, étudiants) devraient se voir verser une allocation de complément de ressources correspondant à la différence entre le smic et leur ressources. Hormis dans les cas ou un emploi peut être créé et financé. (par exemple encadrement sportif supérieur à 20 heures par semaine etc…)
La relance de l’économie passe par là…Cette mesure couterait tout au plus 12 % du budget de l’aide sociale des conseils généraux.
Des centaines de milliers de foyers sortiraient ainsi de la précarité. Ce serait la relance par la consommation intérieure mais aussi par la diminution de la consommation d’énergie, car le bénévolat exploite des ressources humaines et matérielles disponibles localement.
Pas convaincue ?
Pour votre information le bénévolat en France représente 720 000 équivalents temps plein, et son poids dans l’économie nationale est équivalent à celui des prélèvements obligatoires.(source-CNVA)
Je galère dans mon coin pour défendre ce projet mais je ne lâcherai pas le morceau. Dur de faire évoluer les mentalités.
Ce programme survit-il au dernier remaniement ministériel ?