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Rama Yade

Sport à l’école : l’Education nationale s’engage enfin !


Ce matin, au siège du Comité national olympique et sportif français, j’ai participé avec Luc Chatel, aux Rencontres du sport scolaire. Elles ont été l’occasion de lancer une expérimentation pour tester l’après-midi la généralisation du sport dans les collèges et les lycées.

Car, cela fait des décennies que le mi-temps sportif est resté un vieux serpent de mer, inappliqué car inapplicable pour les syndicats de l’Education nationale.  

J’en ai malgré tout fait une priorité de mon action au Ministère des Sports. Je l’avais d’ailleurs évoqué devant le mouvement sportif réuni dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le 6 octobre dernier. Mais pour y arriver, j’avais besoin que le Ministère de l’Education nationale se mobilise aussi.

Car, le sport scolaire est né avec l’école. Dès lors que la République s’est fixée pour but de faire de chaque jeune un citoyen libre et accompli, son ambition a été de mettre en pratique l’antique sagesse de Juvénal : un esprit sain dans un corps sain.

Le sport à l’école, ce n’est donc pas un hasard, une lubie ou une mode. C’est un impératif de vie et d’éducation. Un impératif parce que le sport contribue à l’équilibre global de l’élève ; parce que, comme à Oxford, Cambridge ou Sciences-po, l’excellence sportive peut mener à l’excellence scolaire ; parce que le sport transmet des valeurs de respect des règles, d’ouverture aux autres, d’esprit d’équipe, de goût de l’effort, de l’estime de soi. A cet égard les projets montés à Epinal, dans une dizaine d’établissements scolaires, et à Meaux, au lycée Jean Vilar, ouvrent des perspectives très intéressantes.

Le Ministère des sports accompagnera ce projet éducatif. Après tout, on ne le sait pas toujours mais il finance (plus de 5M par an) les trois principales fédérations scolaires au sein desquelles plus de 2,5 millions de jeunes pratiquent une activité sportive. Il est aussi un acteur important dans la construction et la rénovation des équipements sportifs. C’est un point important car, nous le savons tous, la pratique sportive scolaire est très souvent contrainte par un accès difficile aux équipements sportifs. Enfin, le Ministère des Sports met 20M d’euros annuels sur la mise en place du volet sportif de l’accompagnement éducatif, ce dispositif qui permet aux jeunes, notamment les plus exclus (les filles ou les élèves handicapés) une découverte attrayante et ludique d’activités sportives susceptibles de déboucher sur une prise de licence en vue d’une pratique régulière. Aux zones ambitions réussite, et en dépit de la conjoncture budgétaire difficile, 20 millions d’euros leur sont encore consacrés à en 2010.

Le plan proposé par Luc Chatel s’inscrit donc dans cette dynamique engagée par le Ministère des Sports. Pour aller plus loin, il fallait que le Ministère de l’Education nationale s’engage. C’est chose faite. Espérons que nous réussirons là où tous ont échoué depuis 40 ans !

 

8 commentaires


  1. marie guyon dit :

    Madame,
    Oui vous réussirez Education et Sport vont ensemble
    tous mes voeux vous accompagnent.
    J’espère que vous êtes bien rentrée, en tous les cas merci
    d’etre venue à Lyon pour nous donner votre point de vue sur la diversité.
    Au niveau des retransmissions télévisées du football féminin lyonnais notre télévision local TLM l’a fait aussi.

  2. regis dit :

    les bien faits du sport sur la société est indiscutable même si la rangaine des gauchos est « le sport est l’opium du peuple! » mais de là à passer tous les apres midi hors classe laisse un GROS doute pour l’excellence recherchée du niveau éducatif par le haut.. car notre société du 21ème siècle est des plus exigeante pour être devant et meneur en créativité la seule issue pour redonner la croissance du progrès.. les USA déplore de s’être relégué par leur systèem éducatif en milieu de peloton comme le dit Obama et l’objectif de Bracak Obama est de regagner les premiers rangs en 2020! l’éducation est le coeur de notre société et le remède à la majeurs partie de nos problèemes de tout ordre.. on n’est pas là pour faire des jambes sans têtes pour gagner la coupe du monde(même si ça fait du bien, 1998 ne nous a rein donné de bon en croissance en 2000) on est là pour l’équilibre de la société..laissons faire l’experience conduite « wait and see! », ..mais j’entendais les interessés au micro hier et apparemment beaucoup sont sceptiques pour laisser la classe l’après midi.. le meilleur de la concentration qui donne le résultat est un effort soutenu ! mais c’est sûr le nombre d’heure et l’activité sportive est bien trop pauvre et à reprendre.. c’est un sportif marathonien de 59 ans qui vous parle et qui va courrir 50mn trois fois par semaine avant de rejoindre son bureau d’ingénieur industire spatiale ou innovation est la mamelle de l’activité , ou l’oxygénation matinale donne tous ses effets dans la créativité dont nous avons tant besoin
    a suivre
    merci encore Rama pour ce post à reflexion très important
    régis modem78

    • Karl Marx...! dit :

      @ »regis »…!
      Oû êtes-vous allés chercher cette phrase: »Le sport est l’opium du peuple »…!
      Ne serait-ce pas plutôt celle-ci: »La religion est l’opium du peuple car elle le berce dans l’espérance de l’au-delà et le détourne des révolutions sociales ici-bas »…!
      Non…? lol
      [...] l’Opium est une drogue psychotrope (Extraite du Pavot) nocive à long terme,amenant une toxicomanie, alors que le sport,c’est tout bénéfique,drogue naturelle…!
      Excellente journée,@+…!

  3. LoC dit :

    Bonsoir Madame la Ministre,
    L’initiative me semble heureuse, d’autant que contrairement à ce que l’on peut lire ou entendre sur la plupart des medias, le sport ne sera pas le seul à être ainsi pratiqué les après-midi, mais toutes activités culturelles également.
    Si je peux me permettre : je pense que vous devriez communiquer plus largement sur ce dernier point et ne pas laisser trop d’informations erronnées circuler.

    Certes le sport est une école du dépassement, de la rigueur, du travail en équipe, c’est indéniable.
    Je souhaite simplement que l’on prenne garde à l’esprit de compétition outrancier qui peut aussi l’animer. Si quelques expériences américaines sont douteuses, c’est aussi du fait de l’importance donnée au sport universitaire et scolaire, devenus l’antichambre des professionnels et des recruteurs.

    Le projet sportif et culturel complémentaire à l’enseignement traditionnel est, à mon sens, le bon équilibre.
    Gardez surtout cet équilibre et gardez-vous des requins à la recherche de la « perle » qu’ils exploiteront et abandonneront sans aucun scrupule.

    Bien cordialement.

  4. regis dit :

    Président Obama : Merci. Quelle extraordinaire nuit, concluant une extraordinaire semaine, concluant un extraordinaire centenaire à la NAACP.

    Donc, Président Bond, Brother justice, je vous suis à tous très reconnaissant d’être ici. C’est un vrai plaisir d’être parmi des amis. C’est un honneur extraordinaire d’être ici, dans la ville où la NAACP a été créée, pour célébrer son centenaire.

    Ce que nous célébrons ce soir ce n’est pas simplement le chemin que la NAACP a parcouru, mais le chemin que nous, en tant qu’Américains, avons parcouru au cours des 100 dernières années.

    C’est un voyage qui nous ramène à une époque où la plupart d’entre nous n’était pas encore nés, bien avant le Voting Rights Act, le Civil Rights Act, et le Brown vs. Board of Education ; l’époque d’une Amérique juste une génération après l’esclavage. ……Et pourtant, même si nous faisons tout cela, la communauté Afro-Americaine restera toujours à la traîne aux Etats-Unis, et les États-Unis à la traîne du monde si nous ne faisons pas un bien meilleur boulot que celui que nous avons accompli pour ce qui est de l’éducation de nos fils et de nos filles.

    J’espère que cela ne vous dérange pas – je veux ici aller un peu plus au fond des choses au sujet de l’éducation.

    Au 21ème siècle – alors que de si nombreux emplois nécessiteront un baccalauréat, voire plus, alors que les pays qui aujourd’hui nous devancent en matière d’éducation vont nous supplanter demain en compétitivité, une meilleure éducation est une condition préalable au succès.

    Il n’y a aucun doute là dessus. Il n’y a aucun moyen d’y échapper. Vous savez de quoi je parle. Il y a une raison au fait que l’histoire du mouvement des droits civiques ait été écrite dans nos écoles. Il y a une raison au fait que Thurgood Marshall ait pris fait et cause pour Linda Brown. Il y a une raison au fait que les Neuf de Little Rock aient défié un gouverneur et un policier.

    C’est parce qu’il n’y a pas d’arme plus forte contre les inégalités et pas de meilleure opportunité pour la réussite qu’une EDUCATION QUI PUISSE LEBERER LE DIVIN POTENTIELd’UN ENFANT … Et pourtant, plus d’un demi-siècle après Brown v. Board, le rêve d’une éducation de niveau mondial est encore différé dans tout le pays.

    Les étudiants Afro Américains sont à la traîne de leurs commensaux blancs, en lecture et en mathématiques – un écart qui s’accroit dans les Etats qui ont jadis été en tête du mouvement pour les droits civiques. Plus de la moitié de tous les élèves Afro Américains abandonnent l’école, à certains endroits.

    Il y a des classes surchargées, des écoles délabrées, et des couloirs de la honte [2] en Amérique remplis d’enfants pauvres – et pas seulement des enfants noirs : des enfants bruns et blancs, tout aussi bien.

    L’état de nos écoles n’est pas un problème Afro Américain, c’est un problème américain. Parce que si les enfants bruns ou noirs ne peuvent pas s’émuler par la compétition, alors l’Amérique ne le pourra pas.

    Et laissez-moi vous dire, si Al Sharpton [militant des droits civiques], Mike Bloomberg [le maire républicain de New York], Newt Gingrich [ancien président républicain de la Chambre des représentants, héraut de la révolution conservatrice] peuvent se mettre d’accord pour dire que nous avons besoin de résoudre le problème de l’éducation, alors toute l’Amérique peut convenir que nous sommes en mesure de régler ce problème.

    Ces gars-là sont venus à mon bureau. (Rires.) Juste assis là, au Bureau Oval – J’ai dû m’y prendre à deux fois. Donc, c’est un signe de progrès et c’est un signe de l’urgence du problème de l’éducation. Nous pouvons tous convenir que nous devons offrir à chaque enfant dans ce pays – à chaque enfant [La salle : Amen ! – Le Président : Il y a un "Amen Corner" là-bas] tous les enfants – tous les enfants dans ce pays, la meilleure éducation que le monde puisse offrir du berceau jusqu’aux études.

    Il en va de notre responsabilité en tant que leaders. Il en va de la responsabilité des États-Unis d’Amérique. Et nous, nous tous au gouvernement, devons travailler à faire notre part, non seulement en offrant plus de ressources, mais aussi en exigeant plus de réformes.

    Parce que dès lors qu’il est question d’éducation, nous devons dépasser l’ensemble de ce paradigme, de cette idée obsolète selon laquelle c’est juste une question d’argent ; ou à l’inverse, juste une question de réforme, mais pas d’argent ; et embrasser ce que le Dr.King appelait la philosophie du « both and ». [3]

    Nous avons besoin de plus d’argent et nous avons besoin de plus de réforme.

    Quand il s’agit de l’enseignement supérieur nous rendons l’université et la formation spécialisée plus accessibles, et nous renforçons les universités communautaires qui sont la porte d’entrée d’un si grand nombre, grâce à une initiative qui va préparer les étudiants non seulement à acquérir un diplôme, mais à trouver un emploi après l’obtention de leur diplôme ; une initiative qui nous aidera à atteindre l’objectif que j’ai fixé ; celui d’être en 2020 les leaders mondiaux pour les études universitaires. Nous avions pour habitude d’être au premier rang du classement des diplômés de l’université. Maintenant, nous sommes au milieu du peloton.

    Et puisque nous constations que notre population compte de plus en plus de jeunes Afro Americains & et de Latino Américains, si nous les abandonnons nous ne pourrons pas atteindre notre objectif, et l’Amérique reculera encore plus – et ce n’est pas un avenir que j’accepte, et ce n’est pas un avenir que la NAACP est disposée à accepter.

    Nous sommes en train de créer un fonds pour l’Excellence qui récompensera les États et les districts scolaires publics qui adoptent les normes du 21ème siècle et des systèmes d’évaluations. Nous sommes en train de créer des programmes, des séminaires de motivation afin que les Etats encouragent l’excellence de l’enseignement et remplacent les mauvais enseignants parce que le travail d’un enseignant est trop important à nos yeux pour accepter rien moins que le meilleur.

    Nous avons aussi à explorer des approches novatrices telles que celles qui sont pratiquées ici, à New York City ; des innovations comme la Bard High School Early College, et la Medgar Evers College Preparatory School qui proposent aux étudiants de poursuivre leurs études secondaires et d’obtenir gratuitement et au bout de simplement quatre annés un diplôme de niveau Bac+2 (associate’s degree) ou des unités d’enseignement universitaires (college credit).

    Et en ce qui concerne l’enseignement au sein des écoles maternelles et primaires, nous devons placer la barre encore plus haut. Il ne suffit pas d’avoir une baby-sitter. Nous avons besoin que nos jeunes soient stimulés, engagés et impliqués.

    Nous avons besoin que les nôtres s’impliquent dans le développement de l’enfant par la compréhension des nouvelles sciences. Aujourd’hui, certains enseignements dispensés dans les écoles primaires sont excellents. D’autres sont médiocres. Et d’autres galvaudent ce qu’apprennent les études à un enfant dans ses années les plus formatrices.

    C’est pourquoi j’ai proposé un challenge aux Gouverneurs : Si vous vous hissez au niveau d’Etats comme la Pennsylavnie, et si vous développez un modèle efficace dans l’enseignement primaire ; si vous concentrez les réformes sur les normes et les résultats des programmes dans l’enseignement au primaire ; si vous démontrez la façon dont vous entendez préparer les enfants issus de milieux défavorisés à découvrir les meilleures conditions de réussite ou de la réussite standards les plus élevés en matière de réussite – alors vous pourrez concourir pour l’Early Learning Challenge Grant qui aidera à préparer tous nos enfants à intégrer l’école maternelle dans les meilleures conditions pour apprendre.

    Telles sont donc quelques-unes des lois que nous sommes en train d’adopter. Telles sont certaines des politiques que nous développons. Nous sommes occupés à Washington. Les gars du Congrès sont un peu crevés. (Rires).

    Mais je leur dis – je leur dis que nous ne pouvons pas nous reposer, nous avons beaucoup de travail à faire. Le peuple des États-Unis compte sur nous.

    Ce sont quelques unes des voies par lesquelles au sein du gouvernement nous contribuons à pour surmonter les inégalités, les injustices, les barrières qui existent encore dans notre pays.

    Mais tous ces programmes novateurs et ces larges perspectives ne seront pas, par eux-mêmes, en mesure de faire la différence si chacun de nous, en tant que parents et en tant que leaders de la communauté, ne parvient pas à faire sa part en encourageant l’excellence chez nos enfants. Les programmes du gouvernement ne suffiront pas à conduire nos enfants vers la Terre promise.

    Nous avons besoin d’un nouvel état d’esprit, de nouvelles attitudes – car l’un des héritages les plus destructeurs et les plus durables de la discrimination est la manière dont nous avons intériorisé le sens des limites, la manière dont tant d’entre nous en sont venus à attendre si peu de ce monde et d’eux-mêmes

    Nous devons dire à nos enfants, oui, si tu es Afro Americain, tu as plus de chances de grandir au milieu de la criminalité et des gangs. Oui, si tu vis dans un quartier pauvre, tu devras relever des défis que quelqu’un des riches quartiers de banlieue n’aura pas à affronter. Mais ce n’est pas une raison pour avoir de mauvaises notes – (applaudissements) – ce n’est pas une raison pour sécher les cours – (applaudissements) – ce n’est pas une raison pour abandonner ta scolarité et quitter l’école.

    Personne n’a écrit ton destin. Ton destin est entre tes mains, ne l’oublie jamais. C’est ce que nous devons tous inculquer à nos enfants. Pas d’excuses. (Applaudissements). Pas d’excuses. Tu reçois cette éducation, [et] toutes ces difficultés vont simplement te rendre plus fort, mieux à même de prendre part à la compétition. Yes we can. (Applaudissements.)

    Parents, nous ne pouvons demander à nos enfants de réussir à l’école et échouer à les soutenir quand ils rentrent à la maison. (Applaudissements). Vous ne pouvez pas simplement sous-traiter vos obligations parentales.

    Pour que nos enfants excellent, nous devons accepter la responsabilité qui est la nôtre, de les aider à apprendre. Cela veut dire mettre la Xbox de côté et mettre nos enfants au lit à une heure raisonnable. Cela veut dire assister aux réunions parents-professeurs, faire la lecture à nos enfants et les aider dans leurs devoirs scolaires. Et en passant, cela signifie que nous devons être là pour les fils et filles de nos voisins.

    Nous avons besoin de revenir à l’époque, revenir au temps où quand nos parents, apercevaient un gamin en train de faire l’idiot – et ce n’était pas leur enfant – mais ils vous administraient quand même une sacrée volée. (Rires et applaudissements). Ou du moins, ils allaient le dire à vos parents – [et] vos parents vous corrigeaient. Vous le savez. (Rires) C’est le sens de la communauté. Voilà comment nous pouvons récupérer la force et la détermination et l’espoir qui nous a aidé à aller aussi loin, nous a permis de faire notre route en partant de nulle part.

    Cela signifie aussi pousser nos enfants à viser un peu plus haut. Ils pensent peut-être avoir un assez bon tir en suspension [au basket ball] ou une diction vraiment bonne, mais nos enfants ne peuvent tous espérer devenir le prochain LeBron [James, basketteur] ou Lil’Wayne (rappeur).

    Je veux qu’ils ambitionnent de devenir scientifiques, ingénieurs, docteurs ou professeurs, pas uniquement basketteurs et rappeurs. Je veux qu’ils ambitionnent de devenir Juge à la Cour Suprême, je veux qu’ils ambitionnent de devenir président des États-Unis.

    Je veux que leurs horizons soient sans limites. Je ne – ne leur dites pas qu’ils n’arriveront à rien. Ne nourrissez pas nos enfants avec le sentiment que d’une certaine façon c’est à cause de leur race qu’ils ne peuvent réussir.

    Oui, le gouvernement doit être une force pour les opportunités. Oui, le gouvernement doit être une force pour l’égalité. Mais en fin de compte, si nous voulons être fidèles à notre passé, alors nous devons également saisir notre propre avenir, et ce, chaque jour.

    Et c’est là tout l’esprit de la NAACP. La NAACP ne fut pas fondée pour la recherche d’une aumône. La NAACP ne fut pas fondée pour la recherche de faveurs. La NAACP fut fondée sur une ferme notion de justice ; pour encaisser le billet à ordre de l’Amérique qui dit que tous nos enfants, tous les enfants de Dieu, méritent une chance dans la course à la vie.

    C’est un simple rêve, et pourtant c’est celui qui, bien trop souvent, a été refusé – et continue de l’être à de nombreux Américains.

    C’est une chose pénible, de voir ce rêve refusé. Je me souviens d’avoir visité une école dans un quartier difficile de Chicago, quand j’étais un animateur ou [médiateur] de quartier ; et certains des enfants s’étaient rassemblés autour de moi.

    Et je me souviens d’avoir pensé combien il était remarquable que tous ces enfants semblent si pleins d’espoir, en dépit d’être nés dans la pauvreté, en dépit d’être livrés dans certains cas à la toxicomanie, en dépit de tous les obstacles auxquels ils devaient déjà faire face – on pouvait voir cette étincelle dans leurs yeux. Ils étaient semblables à tous les enfants du monde.

    Et je me souviens de la directrice de l’école me disant que l’éclat allait bientôt commencer à faiblir, que les choses commenceraient à changer, que bientôt, les rires dans leurs yeux commenceraient à disparaître ; que bientôt, quelque chose allait s’éteindre à l’intérieur, comme si l’idée avait déjà avait coulé à pic – parce que les enfants sont plus intelligents que nous ne le croyons – comme si l’idée que leurs espoirs ne pourraient pas se réaliser avait déjà fait son chemin – pas parce qu’ils ne sont pas assez intelligents, non pas parce qu’ils ne sont pas assez de talent, non pas en raison de quoi que ce soit qui leur serait inhérent par nature, mais parce que, par le hasard de la naissance, ils n’ont pas recu une vraie chance dans la vie.

    Je sais ce qui peut arriver à un enfant qui n’a pas cette chance. Mais je sais aussi ce qui peut arriver à un enfant qui l’a. J’ai été élevée par une mère seule. Je ne suis pas venu au monde muni d’une grande richesse. Enfant, j’ai eu mon lot de soucis. Ma vie aurait pu facilement mal tourner.

    Lorsque je roule à travers Harlem ou que je roule à travers le South Side de Chicago et que je vois des jeunes hommes aux coins des rues, je me dis que cela aurait tout aussi bien pu être moi. [4] Ils ne sont pas moins doués que moi. Ils ne sont pas moins talentueux que moi. Mais j’ai eu quelques freins.

    Cette mère qui fut la mienne m’a donné de l’amour. Elle m’a poussé et a pris mon éducation à coeur. Elle m’a enseigné et appris à distinguer le bien du mal. Grâce à elle, j’ai pu tirer le meilleur de mes capacités. J’ai pu profiter de mes opportunités. J’ai pu profiter au mieux de la vie.

    La même histoire vaut pour Michelle. La même histoire vaut pour beaucoup d’entre vous.

    Et je veux que tous les autres Barack Obama, et tous les autres Michelle Obama – (applaudissements) – aient la même chance – la chance que ma mère m’a donné ; que mon éducation m’a donné ; que les États d’Amérique m’ont donné. C’est de cette manière que notre union sera améliorée et notre économie reconstruite. C’est de cette manière que l’Amérique ira de l’avant dans les 100 prochaines années. Et nous irons de l’avant. Cela, je le sais – car je sais que nous revenons de loin. Certains d’entre vous avez vu que la semaine dernière, au Ghana, Michelle et moi avons emmené Malia et Sasha ainsi que ma belle-mère au Cape Coast Castle. Certains d’entre vous y sont peut-être déjà allés. C’est là que les captifs étaient enfermés avant d’être mis aux enchères ; c’est là où, à travers un océan, l’expérience de tant d’Afro Américains a débuté.

    Nous sommes allés dans les donjons où les captifs étaient retenus. Il y avait une église au-dessus de l’un des donjons – ce qui vous dit quelque chose quant au fait de dire une chose et de faire son contraire.

    J’ai – nous avons marché à travers la « Porte Du Non Retour ». J’ai repensé à toutes les douleurs et à toutes les difficultés, toutes les injustices et toutes les indignités du voyage de l’esclavage à la liberté. Mais je me suis rappelé de quelque chose d’autre. Je me suis rappelé qu’aussi amère que puisse être la tige, aussi rocailleux que puisse être le chemin, nous avons toujours persévéré. Nous n’avons pas faibli, pas plus que nous ne nous sommes lassés. En tant qu’Américains, nous avons réclamé – et nous sommes battus pour un meilleur destin. Et c’est ce que nous sommes appelés à faire une fois de plus.

    Membres de la NAACP, ce ne sera pas facile. Cela prendra du temps. Il se peut que les doutes s’accroissent et que les espoirs reculent.

    Mais si John Lewis [5] a pu braver les matraques [Billy clubs] pour franchir un pont – (applaudissements) -, alors je sais que les jeunes d’aujourd’hui peuvent faire leur part et élever notre communauté.

    Si l’oncle d’Emmet Till, Mose Wright, a pu trouver le courage de témoigner contre les hommes qui avaient tué son neveu, je sais que nous pouvons être de meilleurs pères et de meilleurs frères, et de meilleures mères et sœurs dans nos propres familles. Si trois militants des droits civiques du Mississippi – noir, blanc, chrétien et Juif, citadins et ruraux – ont pu perdre leur vie dans le combat pour la liberté, je sais que nous pouvons ensemble relever les défis de notre propre époque.

    Nous pouvons réparer nos écoles – (applaudissements) -, nous pouvons guérir nos malades, nous pouvons sauver notre jeunesse de la violence et de désespoir. (Applaudissements)

    Et dans cent ans, au 200e anniversaire de la NAACP – (applaudissements) – qu’il soit dit que cette génération a fait sa part ; que nous aussi avons pris part à la course ; que remplis de la foi que notre sombre passé nous a inculqué ; remplis de l’espoir que le présent nous a apporté – nous avons regardé, dans nos vies et dans tout le pays, le soleil se lever sur un jour nouveau.

    Je vous remercie, que Dieu vous bénisse. Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique.

    (Applaudissements.)

    Barack Obama,
    Président des États-Unis d’Amérique
    Jeudi 16 juillet 2009

    ENCORE UN DISCOURS MEMORABLE !

    Régis78 modem

  5. qi dit :

    Il y a en effet l’intelligence de l’esprit, mais aussi du corps

  6. Sébastien DETREE dit :

    Bonjour Madame YADE,

    Face au comportement de la FFF, du sélectionneur et de l’équipe de France de football, face au probléme que pose l’argent dans cette histoire, je vous propose une idée pour financer le sport à l’école.
    C’est une régle simple appliquée par les chefs d’entreprises et par les coaches d’équipes de sports…
    Les erreurs sont à corriger mais dans ce cas précis il s’agit plutôt de fautes. Vous devez proposer des sanctions et un ré-équilibrage du financement du sport. Favoriser le sport des filles, le sport à la campagne, en banlieue.

    Pouvez-vous (je ne connais pas votre champ d’action) mettre en place un plafonnement du budget des Fédérations Françaises de Sports ?
    Il faudrait fixer un budget plafond, au delà de celui-ci, 50% des sommes collectées seraient ponctionnées et reversées à un fond pour le développement du sport à l’école (ou aux fédérations qui sont à promovoir : escrime, tennis de table, patinage, volley, athlétisme…). DEVELOPPEZ l’idée de LA DIVERSITE SPORTIVE.


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